La bonne pratique d’un rejointoiement

Meulage des joints de mortier
La bonne pratique d’un rejointoiement

La restauration d’un bâtiment « une spécialité »   

 

Ne deviens pas entrepreneur en restauration qui veut.  Ce domaine comporte plusieurs facettes et spécialités.   Nous n’aborderons que le côté du rejointoiement de brique, car même pour la pierre naturelle c’est une tout autre affaire.

 

Avant d’entreprendre la restauration d’un bâtiment, il faut connaître les causes de sa détérioration et regarder sa méthode de construction d’époque (Ex. : type de mortier, mur en boutisse, etc.)

 

Sécurité

 

La restauration d’un revêtement de maçonnerie exige un niveau de sécurité très élevé et une application attentive et scrupuleuse lors de l’installation et mise en œuvre des travaux. Exemple : La surcharge des échafaudages, être mal ancré au mur et bien d’autres facteurs représentent des risques très élevés puisque les murs sont généralement dans de piteux états.

En plus, l’entrepreneur doit pendant les travaux s’assurer de la protection des autres parties du bâtiment où se situent les travaux ainsi que des passants et du bien d’autrui.

 

 

Méthodologie des travaux

 

1 Jointoiement et Rejointoiement

 

Le rejointoiement doit être effectué selon les règles de l’art du métier tel que décrit à l’article 5.2.10 de la norme A371-94 :

 

A371-94  5.2.10

Avant de jointoyer ou de rejointoyer, les joints de mortier doivent être raclés plats sur une profondeur de 2 à 21/2 fois l’épaisseur du joint. Il faut enlever le mortier des deux surfaces de la maçonnerie adjacente ainsi que tout le mortier non adhérent, et saturer les joints d’eau propre. Une fois que l’eau en surface est absorbée, il faut complètement regarnir les joints à l’aide d’un mortier bien tassé et compatible avec l’élément et avec le mortier existant.

 

  • § Le remplissage doit se faire en 2 phases de ½ pouce bien distinct pour obtenir une bonne adhérence et éviter tout retrait possible du nouveau mortier.

 

  • § Lors de l’évidement des joints, il faut éviter d’endommager la brique

 

  • § Aucun adjuvant, colle ou autre produit ne doit être ajouté au mortier de rejointoiement.

Référence: AEMQ, http://www.aemq.com/infos-techniques/infosTechniques_1797_fr/